PUBALGIE DANS LE SPORT

Épidémiologie, Étiologies et Approches Thérapeutiques

La pubalgie sportive correspond à un ensemble de douleurs inguino‑pubiennes fréquentes chez l’athlète.

Elle apparaît principalement dans les sports impliquant accélérations, changements de direction, tirs ou pivots.

Il s’agit d’une pathologie multifactorielle associant des atteintes musculaires, tendineuses, articulaires ou neurologiques de la région pelvienne et de la hanche.

La compréhension de cette pathologie nécessite une approche globale intégrant la biomécanique, les contraintes sportives et l’équilibre musculo‑tendineux.

Prévalence, une blessure fréquente chez le sportif

Les douleurs de hanche et d’aine représentent environ 5 à 6 % de l’ensemble des blessures sportives chez les athlètes.

La prévalence varie selon le sport et le niveau de pratique.

Dans certains sports collectifs comme le football, le rugby ou le hockey, elle peut atteindre 24 à 55 % des joueurs au cours d’une saison.

Dans les sports impliquant des changements de direction rapides, les taux peuvent être encore plus élevés.

Chez les athlètes présentant une pubalgie sévère, près de la moitié peuvent manquer plusieurs semaines d’entraînement ou de compétition.

La pubalgie chronique concerne environ 7 à 8 % des sportifs de sports de contact.

SportPrévalence (%)Référence
Gaelic Games (males)54.8%[5]
Hockey sur glace (female)53–62%[6][7]
Football/Soccer (saisonnier)24–55%[2][3][8]
Football (annuel, joueurs élites)54.8%[5]
Handball, Rugby (contact)24–45%[2][9]
Volley-ball (female)30.8%[10]
Hockey sur glace (female)20.0%[10]
Soccer (female)14.3%[10]
Floorball (female)7.7%[10]
Basketball0–14.3%[10][11]
Running8–15%[12]
Tennis5–10%[1]
Cyclisme3–8%[1]

Ce que dit la littérature

La littérature scientifique décrit la pubalgie comme une pathologie multifactorielle.

Plusieurs structures peuvent être impliquées :

  • Les adducteurs (tendinopathie ou surcharge insertionnelle).
  • La paroi inguinale (sports hernia ou faiblesse du canal inguinal).
  • La symphyse pubienne (ostéite pubienne).
  • La hanche (conflit fémoro‑acétabulaire ou atteinte labrale).
  • Les structures neurologiques (irritation nerveuse ou douleur projetée).

Les facteurs de risque incluent les déséquilibres musculaires, la faiblesse du gainage, les limitations de mobilité de hanche,

une augmentation brutale de la charge d’entraînement ou une mauvaise préparation physique.

La littérature souligne également le rôle important du contrôle lombo‑pelvien et du travail des stabilisateurs de hanche dans la prévention et la réhabilitation.

Étiologies

La pubalgie du sportif est aujourd’hui considérée comme une pathologie multifactorielle. Autrement dit, plusieurs structures anatomiques peuvent être impliquées simultanément dans l’apparition de la douleur. Les études montrent que la région inguino-pubienne constitue une zone de contraintes mécaniques importantes, située à l’interface entre le tronc et les membres inférieurs.

La forme la plus fréquente de pubalgie correspond à une tendinopathie des adducteurs, en particulier du long adducteur à son insertion sur le pubis.

Ces muscles sont fortement sollicités dans les sports impliquant :

  • les frappes de balle

  • les changements de direction

  • les accélérations

  • les gestes d’abduction rapide.

Une surcharge répétée peut entraîner :

  • micro-déchirures musculaires

  • inflammation de l’insertion tendineuse

  • spasmes ou hypertonicité musculaire.

Les déséquilibres de force entre adducteurs et abducteurs de hanche constituent un facteur de risque majeur.

Certaines pubalgies sont liées à une faiblesse de la paroi abdominale au niveau du canal inguinal.

On parle alors parfois de sports hernia ou de hernie du sportif, bien qu’il ne s’agisse pas toujours d’une véritable hernie. Il s’agit souvent d’un affaiblissement du fascia transversalis ou des structures aponevrotiques de la région inguinale.

Cette situation peut provoquer :

  • douleurs inguinales profondes

  • douleur lors des efforts ou de la toux

  • gêne lors des mouvements de rotation du tronc.

La symphyse pubienne constitue une zone de transmission des forces entre les membres inférieurs et le tronc.

Dans certains cas, les contraintes mécaniques répétées entraînent une inflammation de la symphyse, appelée ostéite pubienne.

Cette pathologie peut apparaître lorsque :

  • les contraintes musculaires sont asymétriques

  • la stabilité pelvienne est insuffisante

  • le gainage lombo-pelvien est déficient.

Certaines pubalgies trouvent leur origine dans la hanche elle-même.

Le conflit fémoro-acétabulaire est une cause fréquente chez les jeunes sportifs. Il s’agit d’un contact anormal entre la tête fémorale et le cotyle lors des mouvements de flexion et rotation.

Cette limitation de mobilité peut transférer les contraintes vers :

  • la symphyse pubienne

  • les adducteurs

  • la région inguinale.

Dans certains cas, la douleur inguinale n’est pas liée directement à la région pubienne mais à une douleur projetée.

Elle peut provenir :

  • du rachis lombaire D12/L1

  • du bassin

  • du psoas

  • de certains nerfs (ilio-inguinal, génito-fémoral).

Les trigger points musculaires ou certaines irritations nerveuses peuvent également provoquer des douleurs irradiant vers l’aine.

Ce qu’il faut retenir

La pubalgie doit être considérée comme un syndrome complexe plutôt qu’une seule pathologie.

Le diagnostic doit identifier la structure principale impliquée tout en prenant en compte les interactions mécaniques entre hanche, bassin et rachis.

La majorité des cas peuvent être traités de manière conservatrice grâce à une réhabilitation adaptée.

Une prise en charge précoce, progressive et bien structurée permet d’obtenir des résultats dans 50 à 80 % des cas.

La chirurgie reste réservée aux formes résistantes après plusieurs mois de traitement conservateur.

Traitement

La rééducation constitue la pierre angulaire du traitement.

Elle doit cibler plusieurs éléments :

Le gainage lombo-pelvien

Le renforcement du core permet d’améliorer la stabilité du bassin et de réduire les contraintes sur la symphyse pubienne.

Les muscles particulièrement importants sont :

  • le transverse abdominal

  • les multifides

  • les obliques

  • les muscles stabilisateurs du bassin.

Le renforcement des stabilisateurs de hanche

Le travail des muscles abducteurs et rotateurs externes de hanche est essentiel pour améliorer la stabilité pelvienne.

On cible notamment :

  • le moyen fessier

  • le petit fessier

  • les rotateurs profonds de hanche.

Le travail des adducteurs

Un renforcement progressif des adducteurs permet d’améliorer leur tolérance aux contraintes mécaniques.

Les exercices sont souvent réalisés de manière progressive :

  • travail isométrique

  • travail concentrique

  • travail excentrique.

La modification temporaire de l’activité sportive constitue un élément important du traitement.

L’objectif n’est pas un repos complet mais plutôt une adaptation de la charge d’entraînement :

  • réduction de l’intensité

  • limitation des gestes douloureux

  • maintien d’une activité cardiovasculaire.

La reprise sportive doit être progressive et structurée.

La pubalgie ne peut être traitée efficacement sans analyser l’ensemble de la chaîne biomécanique.

Le traitement doit prendre en compte :

  • la mobilité de hanche

  • la stabilité du bassin

  • la mécanique du rachis lombaire

  • les déséquilibres musculaires.

Une approche globale permet souvent de corriger les facteurs responsables de la surcharge mécanique.

Certaines pubalgies trouvent leur origine dans la hanche elle-même.

Dans certains cas, d’autres traitements peuvent être utilisés en complément :

  • thérapie manuelle

  • travail myofascial

  • ondes de choc

  • taping ou strapping.

Les infiltrations peuvent également être proposées dans certaines situations pour réduire la douleur et faciliter la rééducation.

La chirurgie reste exceptionnelle et n’est envisagée que dans certaines situations :

  • échec du traitement conservateur après plusieurs mois

  • faiblesse importante de la paroi inguinale

  • pathologie intra-articulaire de hanche sévère.

Même dans ces cas, la chirurgie est généralement suivie d’une rééducation spécifique avant le retour au sport.

CONCLUSION

La pubalgie du sportif est une pathologie fréquente mais souvent multifactorielle, impliquant les interactions entre les adducteurs, la symphyse pubienne, la hanche et la paroi inguinale. Son diagnostic nécessite une analyse globale de la biomécanique du bassin et de la chaîne lombo-pelvienne. Dans la majorité des cas, une prise en charge conservatrice bien conduite, associant rééducation, gestion de la charge et correction des déséquilibres, permet une récupération efficace. L’identification précoce des facteurs de risque reste essentielle pour éviter la chronicisation. Une approche globale et individualisée permet généralement au sportif de retrouver son niveau de performance et de limiter les récidives.

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